Fin de la gratuité des fournitures scolaires à Nice : l’opposition dénonce la nouvelle mesure d’Eric Ciotti 

Fin de la gratuité des fournitures scolaires à Nice : l’opposition dénonce la nouvelle mesure d’Eric Ciotti 

La politique d’économie annoncée cet été par le nouveau maire de la ville azuréenne ne passe pas du tout auprès du groupe Tous pour Nice, qui fait entendre son désaccord ce jeudi en dénonçant un "abandon du pouvoir d’achat des Niçois" dans un communiqué de presse.

La suppression de la gratuité des fournitures scolaires pour les élèves des écoles élémentaires continue de faire réagir à Nice. Dans un communiqué publié ce jeudi, le groupe d'opposition Tous pour Nice, Union de la droite et du centre, présidé par Philippe Pradal, accuse le maire Éric Ciotti de faire peser sur les familles une mesure d'économie qu'il juge "injuste".

Les élus reprochent à la majorité municipale d'avoir annoncé cette décision "en plein cœur de l'été", sans débat préalable en conseil municipal ni concertation avec les associations de parents d'élèves. Selon eux, cette méthode vise à éviter que le sujet ne suscite une contestation pendant la période estivale.

Le groupe rappelle qu'à la rentrée 2025, la Ville de Nice avait distribué 22 000 kits de fournitures scolaires aux élèves des écoles élémentaires publiques et privées sous contrat. Ce dispositif s'inscrivait, selon lui, dans une politique de soutien au pouvoir d'achat des familles, aux côtés de la gratuité des transports pour les moins de 11 ans et de tarifs maîtrisés pour la restauration scolaire. Sa suppression représenterait désormais une charge supplémentaire pour les ménages.

L’ancien patron des LR justifie cette décision par une volonté de renforcer les crédits pédagogiques alloués aux écoles. Un argument rejeté par le groupe Tous pour Nice, qui affirme que les kits scolaires étaient jusqu'ici financés en complément de ces crédits et martèlent"qu’il n’y a jamais eu à choisir entre le soutien aux enseignants et le soutien aux familles". Les élus demandent donc que la Ville fasse preuve de transparence sur les moyens réellement réaffectés aux établissements scolaires.

Le groupe présidé par l’ancien maire par intérim, Philippe Pradal, assure qu'il restera mobilisé sur ce dossier et affirme vouloir défendre une politique municipale plaçant l'éducation et le pouvoir d'achat des familles au cœur des priorités.