Une semaine après la fusillade survenue dans le quartier des Moulins à Nice, le parquet de Marseille a confirmé ce lundi 18 mai l’arrestation et la mise en examen de trois hommes, dont le tireur présumé. Les enquêteurs privilégient la piste d’un règlement de comptes lié au narcotrafic entre réseaux niçois, avec des ramifications jusqu’à Marseille et Paris.
Une attaque en plein après-midi au cœur du quartier
Les faits remontent au lundi 11 mai. En plein après-midi, un homme déposé en voiture avec une trottinette avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur une place commerçante des Moulins, devant un café et un magasin de bonbons. Plus de 17 étuis de calibre 9 mm avaient été retrouvés sur place.
Deux hommes ont été tués. Six autres personnes avaient été blessées, dont trois grièvement. Leur pronostic vital n’est plus engagé.
Le véhicule utilisé pour déposer le tireur, volé la veille, avait été retrouvé incendié quelques heures plus tard.
Une enquête pilotée à Marseille
Initialement ouverte par le parquet de Nice, l’enquête a été transférée au parquet de Marseille, spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée. Les trois suspects ont été mis en examen pour « meurtres en bande organisée », « tentatives de meurtres en bande organisée », « association de malfaiteurs », mais aussi « vols », « recel » et « destruction par moyens dangereux en bande organisée ».
Le procureur Nicolas Bessonne rappelle que les suspects restent présumés innocents et contestent en partie les faits reprochés.
Le narcotrafic au cœur des violences
Selon les magistrats, cette fusillade s’inscrit dans un contexte de tensions entre réseaux de stupéfiants niçois. Plusieurs victimes blessées étaient connues des services de police pour des affaires liées au trafic de drogue.
Les enquêteurs estiment également que les interpellations récentes ont permis d’éviter « un nouveau drame », une autre action violente étant apparemment en préparation. L’enquête se poursuit.






