“Maintenant, il faut passer un cap”, Valentin Vacherot prêt à faire trembler le Rocher à Monte-Carlo

“Maintenant, il faut passer un cap”, Valentin Vacherot prêt à faire trembler le Rocher à Monte-Carlo
Photo : Instagram Valentin Vacherot 

Figure locale du Rolex Monte-Carlo Masters, Valentin Vacherot s’apprête, ce lundi 06 avril, à entamer le tournoi de son enfance en tant que tête de série.

Une première et un nouveau statut pour le Monégasque, hors du top 200 il y a encore six mois.

La fusée Artemis 2 a décollé il y a quelques jours en direction de la Lune, Valentin Vacherot a lui pris son envol à l’automne dernier à Shanghai, en remportant le Masters 1000 face à son cousin, le Varois Arthur Rinderknech (4-6, 6-3, 6-4). Ce qui lui a permis d’intégrer le top 50 avant de poursuivre sur son élan en 2026.

Actuellement 23e mondial, son meilleur classement en carrière, le Monégasque se sent "prêt" physiquement à l’aube de cette saison sur terre battue, un aspect "essentiel" de son jeu. Pour lui, la transition entre le dur et l’ocre se fait naturellement. “Je suis né sur terre battue”, lâche-t-il, après avoir fait ses armes sur les courts du Monte-Carlo Country Club. Chaque recoin lui est familier : “les vestiaires, les parkings, je les connais par cœur. Et là, tout est transformé pour le tournoi. C’est un truc de dingue. Mais la chose qui ne change pas, c’est que je suis comme un enfant de revenir jouer ici.”

Il s’attend aussi à être galvanisé par le public. “J’ai joué très jeune dans des ambiances avec du public. Au début, c’était difficile, mais j’ai appris à en tirer du positif. Aujourd’hui, j’adore les ambiances chaudes, comme en Coupe Davis. Ici, ça a été dur au début, mais depuis deux ans, ça va mieux.”

"Même en étant 23e aujourd’hui, on veut toujours plus"

À 27 ans, Valentin Vacherot a trouvé son équilibre et veut tutoyer les étoiles. “Personnellement, tennistiquement, tout va bien. Mais c’est le tennis : même en étant 23e aujourd’hui, on veut toujours plus. C’est la vie d’un athlète. Maintenant, il faut passer un cap : aller chercher des demies, des finales… pourquoi pas un titre.” Ces dernières semaines, le Monégasque a démontré sa régularité : il atteint le 3e tour à l’Open d’Australie, les quarts de finale à Acapulco et un huitième de finale à Miami.

Pour ce 1er tour, il est opposé à un autre joueur en grande forme : Juan Manuel Cerúndolo, 67e mondial, son meilleur classement en carrière. L’Argentin, issu des qualifications, a notamment battu le Monégasque Hugo Nys (6-3, 6-3). À Valentin Vacherot de prendre une revanche pour son compatriote.