Invitée sur BFMTV lundi matin, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a expliqué que son parti ne fixerait pas de règle générale concernant les désistements ou les fusions entre candidats.
Dans le cas de Nice, la décision semble déjà tranchée. La candidate écologiste Juliette Chesnel-Le Roux a confirmé qu’elle maintiendrait sa candidature malgré les appels pressants du maire Christian Estrosi, qui souhaite un retrait pour empêcher la victoire du député Éric Ciotti.
Pour Marine Tondelier, la logique du front républicain ne peut fonctionner que si elle est compréhensible pour les électeurs. Elle considère que la configuration niçoise rend cet argument difficile à défendre politiquement. Selon elle, ériger la cinquième ville de France en symbole d’un tel barrage entre deux responsables politiques engagés dans ce qu’elle décrit comme une rivalité marquée par des affaires ne constituerait pas un signal pertinent.
La dirigeante écologiste estime également que la situation brouille le message politique et risque de perdre les électeurs : “Il y a l’affairisme, les gens ne comprennent plus rien. Donc je pense que ce n’est pas un bon exemple pour l’appliquer. Et par ailleurs, je le dis à tous ceux qui m’appellent : Éric Ciotti, il a quasiment déjà gagné”.
Face à ce duel local, elle assure que les électeurs écologistes ne se reporteront ni sur Éric Ciotti ni sur Christian Estrosi. Le maintien de la candidate écologiste doit, selon elle, permettre de préserver une présence politique distincte dans l’opposition aux deux figures de la droite niçoise, pour briser ce clivage.






