Six ans après, Nice n'oublie pas. Ce jeudi 29 octobre, habitants, proches des victimes et représentants des institutions se retrouvent pour rendre hommage aux trois personnes assassinées dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption.
Le 29 octobre 2020, vers 8h50, Brahim Aouissaoui pénétrait dans l'édifice religieux armé d'un couteau.
Le terroriste s'en prenait d'abord à Nadine Devillers, 60 ans, puis à Vincent Loquès, le sacristain de 55 ans.
Il attaquait ensuite Simone Barreto Silva, une mère de famille de 44 ans, qui parvenait à s'enfuir de la basilique avant de succomber à ses blessures dans un établissement voisin.
Alertés, quatre policiers municipaux intervenaient rapidement. Ils neutralisaient l'assaillant, grièvement blessé, avant son interpellation.
Une cérémonie dès 8h15 à Nice
Ce jeudi, les commémorations débutent à 8h15 par un dépôt de gerbes au pied de la Colombe de la Paix de Tobiasse.
Les Niçois pourront ensuite déposer une rose blanche en mémoire des trois victimes.
Le glas retentira à 8h45, avant une cérémonie religieuse organisée à 9h15 dans la basilique Notre-Dame, sur les lieux mêmes de l'attentat.
Brahim Aouissaoui rejugé du 7 au 18 décembre
L'anniversaire de l'attentat intervient à quelques semaines d'une nouvelle étape judiciaire.
Brahim Aouissaoui comparaîtra en appel devant la cour d'assises spécialement composée de Paris, du 7 au 18 décembre 2026.
Le 26 février 2025, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible, une sanction communément appelée "perpétuité réelle".
Cette peine, parmi les plus lourdes du droit pénal français, a été prononcée à de très rares reprises.
Lors de son premier procès, l'accusé avait reconnu les assassinats, sans exprimer de remords, et revendiqué ses actes au nom d'une idéologie djihadiste.
Ses déclarations avaient profondément marqué les parties civiles.
Actuellement incarcéré dans le sud de la France, il doit être transféré vers la région parisienne pour préparer son audience.
Six ans après l'attentat, les familles de Nadine, Vincent et Simone devront ainsi revivre une nouvelle fois devant la justice les événements du 29 octobre 2020.






