Les restaurateurs niçois redoutent un nouveau samedi difficile. Après deux week-ends marqués par les manifestations et les violences, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) Nice Azur Alpes tire la sonnette d'alarme.
Selon son président Éric Abihssira, les établissements auraient subi une baisse de 50 % de leur chiffre d'affaires samedi 24 octobre.
Certains professionnels ont été particulièrement touchés, avec des annulations de réservations en pagaille.
Des manifestations de 10h à 14h, loin des commerces ?
Face au risque de voir ces rassemblements se répéter chaque samedi, les professionnels ont décidé d'interpeller directement le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier.
Réunis en cellule de crise mardi 27 octobre, ils ont formulé plusieurs propositions pour concilier liberté de manifester et maintien de l'activité économique.
L'Umih demande notamment que les manifestations se déroulent entre 10h et 14h, sur un itinéraire plus facile à sécuriser et évitant les principales artères commerçantes.
Si le départ était maintenu place Masséna, le cortège pourrait emprunter l'avenue de Verdun, puis la chaussée sud de la Promenade des Anglais jusqu'au Monument aux Morts, avant d'effectuer une boucle.
Le syndicat suggère également l'installation de barrières de protection comparables à celles utilisées pendant le Carnaval de Nice.
Des annulations jusque pour les fêtes de fin d'année
Au-delà des pertes immédiates, les professionnels s'inquiètent des répercussions sur l'attractivité touristique de Nice.
Selon le président de l'Umih, les images des violences auraient déjà provoqué une forte dégradation des réservations pour les prochaines semaines.
Même les fêtes de fin d'année seraient concernées.
Une situation d'autant plus préoccupante que les restaurateurs niçois sortent déjà d'une saison estivale difficile.
Ces demandes ont été transmises par écrit au préfet, alors qu'une troisième journée de mobilisation est annoncée samedi 31 octobre, avec un rassemblement prévu place Masséna.
Reste à savoir si les autorités retiendront les propositions des restaurateurs pour cette nouvelle journée de manifestations.






