Ce jeudi, le maire de Nice, Éric Ciotti, a réuni des professionnels touchés par les dégradations, des représentants de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) ainsi que plusieurs services de l'État. Selon le bilan communiqué par la municipalité, 20 commerces ont été endommagés, dont 10 pillés. Les violences ont entraîné 110 gardes à vue, parmi lesquelles 40 mineurs, et fait 23 blessés, dont 12 policiers. Les dégâts subis par la Ville et Lignes d'Azur sont évalués à 400 000 euros.
Pour éviter de nouvelles dégradations, la Métropole annonce la création d'un fonds exceptionnel destiné à financer une partie des dispositifs de protection. Cette aide pourra couvrir 50 % des dépenses de sécurisation, dans la limite de 5 000 euros par commerce, notamment pour le recours à des agents de sécurité ou l'installation de protections sur les vitrines.
La collectivité participera également au fonds de soutien économique créé par la CCI pour aider les commerçants sinistrés à faire face à leurs pertes de chiffre d'affaires.
Sur le plan fiscal, la municipalité indique avoir obtenu de la Direction départementale des finances publiques un possible report des échéances, notamment de taxe foncière, étudié au cas par cas.
La Ville promet par ailleurs de "répondre aux commerçants sous 48 heures pour les demandes relevant de sa compétence". Un interlocuteur dédié sera attribué à chaque professionnel sinistré afin de l'accompagner dans ses démarches administratives et auprès des assurances.
Alors que de nouveaux rassemblements sont redoutés ce samedi 24 octobre, la municipalité annonce un renforcement de son dispositif de sécurité. En complément des 450 policiers nationaux et gendarmes prévus à Nice, 280 policiers municipaux et 42 véhicules seront déployés dès 6 heures du matin.
Le dispositif couvrira notamment le centre-ville, les quartiers nord, le port et le Vieux-Nice, avec des effectifs spécifiquement chargés de protéger les commerces.
Enfin, les professionnels pourront recevoir des alertes par SMS de la police municipale afin d'être informés en temps réel de l'évolution de la situation.






