17 octobre à Nice : "Qu'ils aillent deux ans au trou !" Éric Ciotti réclame la prison ferme pour les casseurs

17 octobre à Nice : "Qu'ils aillent deux ans au trou !" Éric Ciotti réclame la prison ferme pour les casseurs

Au lendemain des violences et pillages qui ont frappé le centre-ville de Nice, Éric Ciotti réclame des sanctions exemplaires. En déplacement auprès des commerçants de l'avenue Jean-Médecin ce dimanche 18 octobre, le maire de Nice a notamment demandé des peines de prison ferme et des sanctions contre les familles des auteurs.

Éric Ciotti ne décolère pas. Après les violences survenues samedi 17 octobre en marge de la mobilisation nationale, le maire UDR de Nice s'est rendu à la rencontre des commerçants dont les boutiques ont été saccagées ou pillées sur l'avenue Jean-Médecin.

Face à l'ampleur des dégradations, l'élu réclame un durcissement de la réponse judiciaire.

"C'est la République qui est attaquée", a-t-il dénoncé, estimant que les autorités devaient cesser de faire preuve de faiblesse face aux auteurs de violences.

Le maire a notamment évoqué le cas d'un commandant de police grièvement blessé lors des incidents, qui devait subir une opération ce dimanche.

"Ceux qui ont fait ça doivent passer en cour d'assises. Il faut arrêter avec les mesures judiciaires placebo, les rappels à la loi, l'impunité des mineurs… Il faut changer de cadre", a-t-il déclaré.

Éric Ciotti veut aussi sanctionner les parents

Le maire de Nice souhaite également que les personnes reconnues coupables de pillages et de dégradations soient systématiquement condamnées à des peines d'emprisonnement ferme.

"Ceux qui ont cassé, qui ont pillé doivent être condamnés à de la prison ferme. Autrement le message ne sera pas entendu. Il faut qu'ils aillent deux ans au trou !", a-t-il lancé.

Éric Ciotti propose aussi de sanctionner financièrement les familles des auteurs de violences. "Il faut que leurs parents perdent leur logement social, leurs allocations… C'est comme ça que la République regagnera du terrain", a-t-il affirmé.

85 personnes placées en garde à vue à Nice

Les violences de samedi ont donné lieu à de nombreuses arrestations dans la capitale azuréenne.

Selon le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, 85 personnes ont été placées en garde à vue, parmi lesquelles 40 mineurs. Plusieurs magistrats du parquet ont été mobilisés pour examiner les différentes procédures judiciaires ouvertes après les incidents.