Selon Nice-Matin, elle reconnaît avoir administré des substances à des personnes âgées et dérobé des bijoux. Les enquêteurs cherchent également à déterminer si ces agissements pourraient être liés au décès d'une résidente de 90 ans. L'enquête a débuté fin septembre après l'hospitalisation d'une résidente d'Ehpad présentant un état de somnolence inhabituel. Des analyses ont révélé la présence d'un médicament qui ne figurait pas dans son traitement. Le même jour, une autre pensionnaire de l'établissement présentait également un état jugé suspect. Un vol de bijoux a ensuite été signalé, conduisant les enquêteurs à s'intéresser à une aide-soignante intervenant dans plusieurs établissements du secteur.
Au cours de sa garde à vue, la quinquagénaire a reconnu avoir administré des substances à des résidentes et commis des vols. Elle conteste toutefois toute intention de donner la mort. Lors d'une perquisition au domicile de la suspecte, les gendarmes ont découvert plusieurs bijoux ainsi que des produits susceptibles d'avoir été utilisés pour administrer les substances, selon le parquet de Nice.
Les investigations doivent désormais permettre d'identifier les propriétaires des bijoux et de déterminer la nature exacte des produits retrouvés.
Les enquêteurs s'intéressent également à la mort d'une femme de 90 ans, survenue fin juillet à Menton. Ils cherchent à établir si ce décès pourrait être lié à l'administration d'une substance médicamenteuse. À ce stade, aucun lien de causalité n'a été établi entre les faits reprochés à l'aide-soignante, déjà condamnée en 2019 par le tribunal correctionnel de Nice pour des vols commis au préjudice de personnes âgées, et la mort de cette résidente.






