Christian Estrosi conteste en justice les 50 000 euros de frais d’avocat réclamés par la mairie d’Éric Ciotti

Christian Estrosi conteste en justice les 50 000 euros de frais d’avocat réclamés par la mairie d’Éric Ciotti
Christian Estrosi

L’ancien maire de Nice a saisi le tribunal administratif pour faire annuler deux demandes de remboursement liées à des procédures en diffamation, rapporte Nice-Matin.

La bataille entre Christian Estrosi et la municipalité d’Éric Ciotti se poursuit devant les juges. Le 25 septembre 2026, l’ancien maire a déposé une requête en annulation et en décharge contre deux titres de recettes émis par la Ville. Celle-ci lui réclame quelque 50 143 euros d’honoraires d’avocat, financés par la collectivité lorsqu’il était aux commandes.

Derrière cette somme, deux plaintes en diffamation engagées pendant le mandat 2014-2020. L’une visait le journaliste et écrivain David Thomson, dont le livre Les Revenants mettait en cause Christian Estrosi à propos du djihadisme. L’autre concernait David Nakache, président de Tous Citoyens, après un tweet appelant à mettre fin au clientélisme et à la corruption à Nice.

Le conseil municipal avait accepté de financer la défense d’Estrosi, mais la justice a annulé les deux décisions, contestées par Philippe Vardon, pour des motifs différents.

Dans l’affaire Thomson, la justice a annulé la prise en charge des 19 330 euros pour un défaut d’information des élus. Dans le dossier Nakache, elle a estimé que le message ne visait pas directement Estrosi et ne justifiait donc pas le paiement des 30 813 euros par la Ville.

Éric Ciotti a retiré les recours déposés devant le Conseil d’État par l’ancienne majorité, rendant ces décisions définitives, puis a demandé à son prédécesseur de rembourser.

Christian Estrosi demande une nouvelle délibération dans l’affaire Thomson et les justificatifs des sommes réclamées dans le dossier Nakache. Après deux recours gracieux restés sans réponse, selon son avocat cité par Nice-Matin, celui-ci dénonce un “acharnement politique”. Le tribunal administratif devra départager les deux camps.


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