L'éligibilité de Pierre Ippolito revient devant la justice administrative. Mardi 6 octobre, le tribunal administratif de Nice a examiné deux recours concernant celui qui a été élu conseiller municipal en mars sur la liste conduite par Éric Ciotti.
Le contentieux porte notamment sur les activités professionnelles de Pierre Ippolito et les contrats détenus par des entreprises auxquelles il est lié avec la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d'Azur.
Les requérants estiment que cette situation pourrait relever de l'article L.231 du Code électoral, qui prévoit notamment l'inéligibilité au conseil municipal, dans certaines conditions, des "entrepreneurs de services municipaux". Il appartient désormais au tribunal de déterminer si ces dispositions s'appliquent à la situation de Pierre Ippolito.
Deux recours sont concernés : l'un émane du préfet des Alpes-Maritimes et l'autre de Marc Concas, ancien adjoint à la mairie de Nice.
Une première bataille judiciaire en février
La question avait déjà agité la campagne des élections municipales. Le 16 février, le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé d'enregistrer la liste conduite par Éric Ciotti, sur laquelle figurait Pierre Ippolito.
Deux jours plus tard, le tribunal administratif de Nice avait annulé ce refus. Mais cette décision ne tranchait pas définitivement la question de l'éligibilité de Pierre Ippolito.
Dans sa décision, le tribunal précisait statuer "sans préjuger de l'éligibilité de M. Ippolito". Les juges avaient alors considéré que le préfet ne pouvait pas contrôler cette condition au stade de l'enregistrement de la liste.
Pierre Ippolito avait finalement pu se présenter et être élu au conseil municipal de Nice.
"On ne m'a pas fait de cadeau"
Présent lors de l'audience de mardi, l'élu niçois a réagi au contentieux entourant sa situation. "On ne m'a pas fait de cadeau pour mon entrée en politique", a-t-il déclaré à Nice-Matin.
L'issue de la procédure reste désormais entre les mains du tribunal administratif. Les informations publiées sur la date à laquelle la décision doit être rendue divergent selon les sources : aucune date précise n'est donc retenue à ce stade.
En attendant le jugement, Pierre Ippolito demeure élu et exerce ses fonctions. L'examen des recours ne signifie pas, en lui-même, que son inéligibilité est établie.






