L'affaire Terra Amata prend une nouvelle dimension. Près de huit mois après les premières plaintes, l'information judiciaire visant un ancien animateur du centre de loisirs niçois concerne désormais douze victimes.
"Douze victimes sont aujourd'hui concernées par la procédure", a indiqué le procureur de Nice, Damien Martinelli.
Parmi elles, neuf mineures se sont constituées parties civiles avec leurs représentants légaux. Un garçon figure également parmi les victimes potentielles recensées dans la procédure.
Le 1er octobre, un réquisitoire supplétif a été pris afin d'élargir l'instruction à de nouveaux faits présumés d'agressions sexuelles et de viols sur mineur de 15 ans.
L'ancien animateur toujours en détention provisoire
L'affaire avait éclaté en février. Trois familles avaient alors déposé plainte simultanément contre cet animateur du centre de loisirs Terra Amata, qui accueillait hors temps scolaire de jeunes enfants de l'école maternelle du même nom.
Un signalement médical avait également été transmis au parquet le 6 février, avant d'être complété par un signalement de l'Éducation nationale.
Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février, notamment pour des faits présumés de viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans. Les investigations portent sur des faits qui auraient été commis à Nice entre le 1er septembre 2025 et le 4 février 2026.
L'ancien animateur est toujours placé en détention provisoire. Il conteste les accusations concernant les jeunes enfants. Selon son avocat, Me Julien Darras, il a en revanche reconnu une agression sexuelle concernant une stagiaire de 17 ans.
"Il ne comprend pas comment autant d'enfants peuvent l'accuser de faits aussi graves", a déclaré son avocat après l'avoir rencontré en prison.
L'instruction se poursuit avec la brigade des mineurs du service local de police judiciaire de Nice.
La Ville de Nice partie civile
La Ville de Nice s'est également constituée partie civile dans cette affaire. Dès les premiers signalements, la municipalité avait indiqué avoir écarté l'agent de tout contact avec les enfants avant de le suspendre.
Depuis, l'ancien animateur a été licencié. Quatre autres agents municipaux ont également fait l'objet de sanctions administratives.
À ce stade, l'affaire reste au stade de l'instruction et aucune condamnation n'a été prononcée.






