La mobilisation lycéenne s'est déplacée dans les rues du centre de Nice. Mardi après-midi, 2 600 personnes selon la préfecture et 3 000 selon les organisateurs ont participé à une manifestation partie à 14h de la place Garibaldi.
Le cortège, qui réunissait notamment des lycéens, étudiants, enseignants et parents d'élèves, a ensuite traversé le centre-ville pour rejoindre le secteur de la gare Nice-Ville.
Le rassemblement avait été déclaré par le Front populaire étudiant et plusieurs organisations avaient appelé à y participer, parmi lesquelles la CGT, la FSU, Solidaires Étudiants et la FCPE.
Des revendications sur les conditions d'études
Les organisations mobilisées réclament notamment davantage de moyens pour l'Éducation nationale et de personnels dans les établissements. Elles mettent également en avant la question des effectifs dans les classes, de l'état des bâtiments, des conditions d'études ou encore de la précarité étudiante.
Sacha Drogoul, coprésidente du Front populaire étudiant, a notamment déclaré auprès de Nice Premium : "Nous manquons de plus en plus de moyens. C'est infernal d'étudier dans de telles conditions."
Du côté des parents d'élèves, Khadija El Ouahabi, présidente de la FCPE des Alpes-Maritimes, estime que les difficultés dénoncées ne sont pas nouvelles. "Ce sont les mêmes revendications depuis des années. Maintenant, ça suffit", a-t-elle déclaré.
Une semaine de tensions dans les lycées
Cette manifestation intervient après plusieurs journées de mobilisation dans les établissements des Alpes-Maritimes. Blocages, rassemblements et tensions ont marqué la semaine précédente, conduisant notamment plusieurs lycées à basculer temporairement vers l'enseignement à distance.
Mardi matin, 28 lycées des Alpes-Maritimes fonctionnaient encore à distance. À 9h30, aucun établissement n'était signalé comme bloqué dans le point de situation disponible, même si des rassemblements étaient recensés à Vence et Valbonne.
Le rectorat avait déjà engagé des discussions avec les représentants lycéens. Vendredi 2 octobre, le recteur Emmanuel Roux avait réuni le Conseil académique de la vie lycéenne. Quatre préoccupations avaient notamment été identifiées : l'organisation des emplois du temps, l'état du bâti scolaire, l'orientation et le renforcement du dialogue avec les lycéens.
Une consultation numérique nationale est également ouverte depuis lundi 5 octobre sur la plateforme Agora. Accessible jusqu'au 23 octobre, elle doit permettre aux lycéens de faire remonter leurs difficultés, leurs inquiétudes et leurs propositions.






