Cinq établissements sont concernés, selon le rectorat de l'académie de Nice. Des personnes se sont notamment connectées aux visioconférences en utilisant des pseudonymes faisant référence à Salah Abdeslam ou encore à Mohamed Lahouaiej Bouhlel, auteur de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Des insultes, des cris racistes et de la musique ont également perturbé certains enseignements, jusqu'à provoquer l'interruption de plusieurs cours. Ces incidents sont survenus alors que 28 lycées des Alpes-Maritimes avaient basculé vers l'enseignement à distance.
Le rectorat a annoncé que les incidents faisaient l'objet de signalements au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale et de dépôts de plainte. Mardi après-midi, le parquet de Nice avait reçu trois signalements concernant des faits survenus pendant des cours à distance dans trois lycées niçois. Des enquêtes distinctes doivent être confiées au service local de police judiciaire de Nice afin d'identifier les personnes à l'origine des perturbations.
Le procureur de la République de Nice appelle toutefois à la prudence concernant leur identité. "Les tous premiers éléments ne permettent pas, à ce stade, de relier ces faits à des lycéens des classes concernées par ces enseignements", précise-t-il.
Le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, a condamné "avec la plus grande fermeté" ces incidents, jugeant "particulièrement graves et choquantes" les références ou la glorification de personnes et de mouvements liés au terrorisme.
Le maire de Nice, Eric Ciotti, a également réagi sur les réseaux sociaux et réclamé une réponse "immédiate, ferme et exemplaire".






