La deuxième journée de mobilisation a touché davantage d'établissements dans les Alpes-Maritimes. Mardi 29 septembre, 18 lycées ont vu leur fonctionnement perturbé dans le département, contre dix la veille, selon le point de situation communiqué par la préfecture.
Nice concentrait le plus grand nombre d'établissements concernés, avec sept lycées. Quatre ont été recensés à Grasse, deux à Cagnes-sur-Mer, deux à Cannes, deux à Menton et un à Vence.
Cette extension géographique ne signifie toutefois pas que davantage de jeunes ont participé au mouvement. Selon la préfecture, moins de lycéens étaient mobilisés mardi que lundi.
Une cinquantaine d'interpellations et 15 blessés légers
La journée a été marquée par plusieurs incidents. Une cinquantaine d'interpellations ont été réalisées et 34 personnes ont été placées en garde à vue.
Les faits recensés au cours de la journée comprennent notamment des jets de projectiles, des tirs de mortier, des incendies, des dégradations, des outrages et des violences.
Quinze personnes ont été légèrement blessées : sept policiers nationaux, dont cinq à Menton et deux à Grasse, ainsi que huit lycéens, notamment à la suite d'inhalations de fumée, de pétards ou de rixes.
Les sapeurs-pompiers sont également intervenus pour plusieurs feux de poubelles ou de détritus à Nice, Cannes, Cagnes-sur-Mer et Menton.
À Nice, cinq des sept établissements concernés ont pu être identifiés dans les informations recueillies : Estienne-d'Orves, Albert-Calmette, Vauban, Les Palmiers et Parc-Impérial. Les sources disponibles ne permettent pas d'identifier avec le même degré de certitude les deux autres établissements comptabilisés par la préfecture.
Des incidents particulièrement marqués à Menton
À Menton, les lycées Pierre-et-Marie-Curie et Paul-Valéry ont été concernés par la mobilisation.
À Pierre-et-Marie-Curie, une intrusion collective dans l'établissement a été rapidement contenue par les forces de sécurité, selon le bilan préfectoral. À Paul-Valéry, cinq poubelles ont été incendiées, nécessitant l'intervention des sapeurs-pompiers.
La maire de Menton, Alexandra Masson, a réagi aux incidents : "Manifester est un droit. Incendier, dégrader et mettre en danger les autres ne l'est pas."
Elle a également assuré : "Je ne laisserai pas la violence et le désordre s'installer aux portes de nos établissements scolaires."
Selon la préfecture, des personnes extérieures aux établissements se sont par ailleurs mêlées à plusieurs rassemblements. Les chefs des lycées concernés doivent saisir les conseils de discipline pour les élèves identifiés comme impliqués dans les incidents.
La situation était revenue au calme dans l'après-midi, tandis que les forces de sécurité restaient mobilisées aux abords des établissements.
Des revendications différentes selon les lycées
Le mouvement lycéen porte notamment sur le manque de professeurs et de personnels, l'état de certains établissements, les emplois du temps, les classes surchargées ou encore le stress lié à Parcoursup, selon les revendications avancées par l'Union syndicale lycéenne.
Les demandes peuvent toutefois varier d'un établissement à l'autre. À Pierre-et-Marie-Curie à Menton, des élèves mobilisés avaient notamment dénoncé des journées à rallonge, des classes surchargées, l'absence de toilettes pour les garçons et un manque de dialogue avec la direction.
À l'échelle nationale, 338 établissements ont été concernés mardi par le mouvement selon le bilan communiqué dans la journée.






