Plus d'un mois après la découverte de Myrtille, l'enquête a connu une avancée majeure. Un homme de 32 ans a reconnu avoir tué la chatte, dont le corps avait été retrouvé le 23 août près du collège Reynier, à Six-Fours-les-Plages.
Le trentenaire était déjà incarcéré à la prison du Pontet, près d'Avignon, depuis le début du mois de septembre dans une autre affaire concernant des violences avec arme. Il a été extrait de détention puis placé en garde à vue jeudi 24 septembre au commissariat de Sanary-sur-Mer.
Selon les informations recueillies, l'homme fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il avait été libéré du local de rétention administrative de La Seyne-sur-Mer la veille des faits.
Au cours de sa garde à vue, le suspect a reconnu avoir tué Myrtille dans la résidence Les Six Bastides. Il affirme avoir brisé la nuque de l'animal.
Il affirme qu'une femme lui aurait demandé de tuer Myrtille
Le trentenaire a également livré une explication qui doit encore être vérifiée par les enquêteurs. Il affirme avoir voulu "rendre service à une dame" et assure que cette femme lui aurait "demandé de le faire".
À ce stade, aucun des éléments recueillis ne permet d'établir indépendamment l'existence d'une commanditaire, son identité ou les raisons pour lesquelles elle aurait demandé la mort de l'animal. Cette partie du récit repose donc sur les déclarations du suspect.
Selon une source proche de l'affaire citée dans les informations disponibles, son ADN aurait par ailleurs été retrouvé sur le collier de Myrtille. Cet élément scientifique n'a pas été publiquement confirmé par le parquet ou la police dans les sources recueillies.
Myrtille était connue dans le quartier
L'affaire avait débuté le dimanche 23 août. Le corps de Myrtille avait été découvert dans des circonstances particulièrement violentes : l'animal avait été dépecé et son cadavre placé sur un poteau d'une clôture, tandis que sa peau avait été accrochée sur un autre poteau.
La chatte, une Maine Coon, avait pu être identifiée grâce à sa puce électronique. Sa propriétaire, qui habite le quartier, avait déposé plainte.
Myrtille était connue des habitants du secteur. L'association Ch'amis pour la vie la décrivait ainsi : "Elle était très sociable, toujours présente, et faisait un peu partie du paysage et de la vie du quartier".
L'enquête avait été confiée aux policiers du commissariat de Sanary-sur-Mer. Les enquêteurs avaient notamment travaillé sur des éléments issus de la vidéoprotection municipale.
L'affaire avait rapidement suscité une forte mobilisation. Une pétition réclamant justice pour Myrtille avait dépassé les 20 000 signatures dès le 28 août. Après les aveux rapportés du suspect, plus de 36 000 signatures étaient annoncées.
Ch'amis pour la vie souhaite désormais se constituer partie civile afin de "porter la voix de Myrtille". Les investigations doivent notamment permettre de vérifier les déclarations du trentenaire concernant l'intervention supposée d'une femme dans cette affaire.






