Éric Ciotti ne prévoit pas de quitter Nice pour rejoindre un éventuel gouvernement. Invité de BFM Politique dimanche 20 septembre, le maire de Nice a été interrogé sur son avenir politique dans l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle.
Le président de l'UDR a d'abord réaffirmé son soutien à la dirigeante du Rassemblement national : "Moi, je ferai tout pour que Marine Le Pen soit élue, parce que ce n'est pas une option, c'est une obligation."
Mais lorsqu'il est question de son avenir personnel, Éric Ciotti distingue les deux sujets. "Pour le reste, ça relève de la politique fiction, je suis maire de Nice, je suis très heureux à Nice", répond-il.
Relancé sur l'hypothèse d'une entrée au gouvernement, il se montre catégorique : "Je resterai maire de Nice."
Faire de Nice un exemple national
Cette volonté de rester à la tête de la ville ne signifie toutefois pas qu'Éric Ciotti souhaite rester en retrait de la prochaine campagne présidentielle. Au contraire, il revendique l'ambition de voir certaines politiques conduites localement inspirer son camp au niveau national.
"J'engage des politiques qui d'ailleurs pourront être appliquées au plan national", affirme-t-il.
Éric Ciotti présente ainsi ses premiers mois à la mairie comme une expérience susceptible de dépasser les frontières niçoises. "Ce que nous avons fait à Nice en six mois ouvre un chemin, porte un exemple par Nice", assure-t-il, citant notamment la baisse des impôts et des dépenses parmi les politiques qu'il entend mettre en avant.
Il s'agit de l'appréciation politique du maire sur son propre bilan. Les éléments disponibles ne permettent pas, à eux seuls, d'évaluer les effets de ces mesures.
Éric Ciotti avait remporté le second tour des élections municipales le 22 mars 2026 avec 48,54 % des suffrages exprimés et 61 009 voix. Sa liste avait obtenu 52 des 69 sièges du conseil municipal.
Une position plus catégorique qu'en mai
Éric Ciotti avait déjà été interrogé sur son avenir quelques mois auparavant. Le 27 mai, sur RTL, il déclarait : "Quoi qu'il arrive, je resterai à Nice mais je veux jouer un rôle actif dans cette campagne présidentielle pour le changement."
Lorsqu'il lui avait été demandé plus précisément s'il resterait maire, il avait répondu : "Je le souhaite bien sûr".
Quatre mois plus tard, sa formulation ne laisse plus la même place au conditionnel : "Je resterai maire de Nice."
Il écarte également pour lui-même l'hypothèse de Matignon. Interrogé sur la possibilité de devenir Premier ministre dans le scénario d'une victoire de Marine Le Pen, Éric Ciotti répond : "Je crois qu'elle a dit clairement qui serait son Premier ministre, Jordan Bardella, et moi ça me va très bien."
À ce stade, ces déclarations portent sur un scénario électoral futur. Elles ne préjugent ni du résultat de la prochaine présidentielle ni de la composition d'un éventuel gouvernement.






