La justice se saisit du dossier Ligne d’Azur.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confié une enquête préliminaire au service interdépartemental de police judiciaire des Alpes-Maritimes après une plainte déposée par AC !! Anti-Corruption.
L’association dénonce notamment des faits de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts. Le parquet enquête, lui, pour détournements de fonds publics et recel.
Un contrat de dirigeant dans le viseur
Parmi les éléments signalés figure la rémunération d’un directeur général adjoint, qui dépasserait 160 000 euros brut par an en 2026. Son contrat prévoirait également un véhicule de fonction, la prise en charge du carburant et des péages, des frais de déplacement ainsi que certains trajets vers la Corse.
L’association s’interroge aussi sur une reprise d’ancienneté de 14 ans accordée alors que l’intéressé travaillait auparavant pour une autre entreprise.
D’autres signalements concernent 5 000 heures de délégation présentées comme non justifiées en 2025, pour un coût estimé à près de 200 000 euros, ainsi qu’une provision de plus de 10 millions d’euros liée au report de congés non pris.
La direction conteste toute anomalie
La régie Ligne d’Azur, qui emploie environ 1 800 salariés pour un budget annuel de 250 millions d’euros, rejette les accusations de dysfonctionnements.
Son président, Bertrand Gasiglia, affirme que l’entreprise est soumise à de nombreux contrôles et que "tout est conforme aux règles en vigueur".
Concernant le comité social et économique, doté de 2,8 millions d’euros de budget social en 2025, Michel Otto-Bruc assure également qu’à sa connaissance, "il n’y a pas de dérive".
L’enquête doit désormais permettre de déterminer si les faits dénoncés sont susceptibles de constituer des infractions pénales.






