Plusieurs institutions des Alpes-Maritimes auraient été directement visées par des menaces d’attentat envoyées par courrier électronique.
Selon Europe 1, un homme a été interpellé dimanche et placé en garde à vue après l’envoi de ces messages, dont certains ciblaient la mairie de Cannes et le tribunal judiciaire de Grasse.
Les courriels contiendraient également des références à l’organisation État islamique.
Une perquisition a été menée au domicile du suspect après son arrestation. Les enquêteurs n’y auraient découvert aucun élément permettant, à ce stade, de mettre en évidence une éventuelle radicalisation. Du matériel informatique a toutefois été saisi et doit faire l’objet d’analyses afin notamment de retracer l’origine et le contenu des messages.
D’après Europe 1, l’homme n’était connu ni du traitement des antécédents judiciaires ni des fichiers du renseignement territorial. Son nom apparaissait toutefois dans de la documentation détenue par ce dernier.
Le suspect avait par ailleurs attiré l’attention des forces de l’ordre dès la veille de son interpellation.
Il avait alors fait l’objet d’une intervention liée à un "swatting", pratique consistant à provoquer volontairement le déplacement des forces de l’ordre grâce à une fausse alerte.
Les investigations se poursuivent pour déterminer la portée réelle des menaces et les motivations de leur auteur présumé. Aucun élément supplémentaire n’a pour l’instant été communiqué sur son profil ni sur les suites judiciaires envisagées.






