Affaire de la tête de cochon à Nice : Éric Ciotti évoque un possible "scandale politique"

Affaire de la tête de cochon à Nice : Éric Ciotti évoque un possible "scandale politique"

Le maire de Nice réagit aux révélations sur le possible rôle de deux hommes impliqués dans la campagne de Christian Estrosi et notamment dans l'affaire de la tête de cochon. Eric Ciotti estime pouvoir avoir subi un préjudice si des opérations de désinformation ont bien été préparées contre lui.

L'affaire de la tête de cochon accrochée devant le domicile de Christian Estrosi et de son épouse n'a pas été oubliée par Eric Ciotti.

Le maire de Nice a annoncé ce mardi 4 août son intention de se constituer partie civile. Le patron de l'UDR réagit aux informations publiées par Nice-Matin sur les activités de deux hommes mis en cause dans ce dossier, qui auraient parallèlement participé à la campagne municipale de son prédécesseur.

Les investigations portent notamment sur Amine S., présenté comme un cyberactiviste tunisien, et Sevan B., décrit comme un proche du couple Estrosi.

Selon les éléments révélés par le quotidien régional, tous deux auraient été chargés de renforcer la communication numérique de Christian Estrosi pendant les municipales de mars 2026. Une enveloppe de 50 000 euros aurait été prévue pour cette mission.

Amine S. a par ailleurs affirmé qu’un marché de deux millions d’euros lui aurait été promis en cas de victoire. Il accuse également son co-mis en examen de lui avoir demandé de produire de fausses vidéos à l’aide de l’intelligence artificielle, notamment un montage impliquant Éric Ciotti, Cyril Hanouna et Vincent Bolloré.

Élu à la tête de Nice à l’issue du scrutin du printemps dernier, Éric Ciotti estime que ces révélations pourraient démontrer l’existence d’une campagne destinée à le discréditer et à influencer les électeurs. Un véritable "scandale politique" selon lui.

Il prend toutefois soin de ne pas présenter les accusations comme établies. Le maire rappelle que les juges d’instruction devront déterminer la réalité des faits, l’origine des financements et les responsabilités éventuelles de chacun.

S’il se constitue partie civile, Éric Ciotti pourra avoir accès au dossier et demander des actes d’enquête. Il affirme vouloir savoir si certaines des attaques dont il a été la cible ont été "conçues, financées et orchestrées" pour lui nuire.

"Les Niçois ont le droit de savoir si leur vote a été manipulé", conclut-il, en assurant faire confiance à la justice pour établir les faits.