Violences contre Boga et Moffi : deux ultras de l’OGC Nice jugés à nouveau sur leur rôle présumé

Violences contre Boga et Moffi : deux ultras de l’OGC Nice jugés à nouveau sur leur rôle présumé
Le Palais de Justice de Nice – capture Google Maps

Deux supporters de l’OGC Nice comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Nice dans l’affaire des violences visant les joueurs Jérémie Boga et Terem Moffi.

Les deux hommes, anciens responsables de la Populaire Sud, contestent avoir frappé les joueurs et affirment avoir tenté d’apaiser la situation. Le tribunal devra déterminer leur implication exacte dans les événements survenus après une défaite à Lorient en novembre 2025.

Une audience très attendue à Nice

Les deux prévenus, âgés de 32 et 42 ans, sont jugés ce mercredi 29 juillet à partir de 13h30 par le tribunal correctionnel de Nice. Ils comparaissent libres, sous contrôle judiciaire, après avoir été poursuivis pour des violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou des dégradations, ainsi que pour non-empêchement d’une infraction contre l’intégrité physique.

Les faits remontent au 30 novembre 2025, après la défaite de l’OGC Nice à Lorient (3-1), la sixième consécutive pour les Aiglons à cette période. Au retour des joueurs au centre d’entraînement, plusieurs centaines de supporters s’étaient rassemblés, avec des fumigènes et des chants hostiles.

Jérémie Boga et Terem Moffi disent avoir été ciblés

Lors de cette soirée tendue, certains joueurs avaient échangé avec les supporters présents. Mais Jérémie Boga et Terem Moffi affirment avoir été pris à partie. Les deux attaquants expliquent avoir reçu des coups, des crachats et des insultes. Le bonnet de l’attaquant nigérian aurait également été arraché.

Jérémie Boga s’était vu prescrire cinq jours d’incapacité totale de travail, tandis que Terem Moffi avait été arrêté pendant sept jours. Les deux joueurs avaient rapidement déposé plainte, tout comme l’OGC Nice contre X.

Deux versions opposées des événements

L’enquête a conduit à l’identification de deux figures des groupes ultras niçois, déjà connues de la justice pour des violences liées à des manifestations sportives. L’un des prévenus comparaît notamment en état de récidive légale.

Les enquêteurs avaient procédé à leur interpellation le 28 mai 2026. Lors des perquisitions, plusieurs armes avaient été retrouvées au domicile de l’un d’eux, notamment des couteaux à cran d’arrêt, une matraque télescopique et des bombes lacrymogènes.

Les deux hommes contestent cependant leur participation aux violences. Ils assurent avoir voulu calmer les supporters les plus virulents et affirment ne pas avoir porté de coups aux joueurs. La Populaire Sud a également indiqué que certains de ses membres avaient participé à l’apaisement de la situation.

Le tribunal devra établir leur véritable rôle

Face aux versions contradictoires, la justice avait demandé des auditions supplémentaires de Jérémie Boga, Terem Moffi, de policiers et de membres de la sécurité du club.

Le tribunal devra donc déterminer si les deux supporters ont participé aux violences reprochées ou s’ils ont effectivement tenté de limiter les débordements. Comme le rappelle la procédure judiciaire, ils restent présumés innocents jusqu’à une éventuelle condamnation.