L’ancienne cheffe du Centre de supervision urbain (CSU), en charge des caméras de vidéosurveillance le soir de l’attaque, était poursuivie pour dénonciation calomnieuse après avoir affirmé avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur.
Une affaire liée au dispositif de sécurité
Ce lundi 6 juillet, le tribunal a estimé que l’élément intentionnel de l’infraction n’était pas caractérisé. En conséquence, Sandra Bertin a été relaxée. La commissaire de police à l’origine de la procédure a également été déboutée de l’ensemble de ses demandes de dommages et intérêts.
Depuis 2016, Sandra Bertin soutient avoir été sollicitée pour présenter un dispositif de sécurité plus important qu’il ne l’était réellement dans un rapport officiel rédigé après l’attentat, qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais.
Lors de l’audience, début juin, celle qui est aujourd’hui directrice de la police municipale de Nice avait maintenu cette version des faits.
Une nouvelle décision en sa faveur
Ce n’est pas la première fois que la justice lui donne raison. En 2017, Sandra Bertin avait déjà été relaxée dans une procédure en diffamation engagée par l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les magistrats avaient alors retenu sa bonne foi.
Cette nouvelle décision judiciaire intervient à quelques jours des commémorations du dixième anniversaire de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice.






