Procès à Nice : les streamers NarutoVie et Safine jugés pour des violences présumées commises en direct sur Kick

Procès à Nice : les streamers NarutoVie et Safine jugés pour des violences présumées commises en direct sur Kick

Les deux créateurs de contenu comparaissent ce lundi 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Nice dans une affaire mêlant violences présumées sur personnes vulnérables, abus de faiblesse et dérives financières du streaming.

Le tribunal correctionnel de Nice examine ce 6 juillet 2026 l'une des plus importantes affaires françaises liées aux dérives du streaming en direct. Owen Cenazandotti, alias NarutoVie, et Safine Hamadi sont poursuivis pour une série de faits présumés commis lors des émissions de leur chaîne “Le Lokal”, installée à Contes et diffusée sur la plateforme Kick.

Les deux streamers sont poursuivis notamment pour abus de faiblesse, violences, implication d'un mineur dans des faits de violence, provocation à la haine en raison du handicap et atteinte à l'intégrité de la personne. 

Mis en garde à vue en janvier 2026 dans le cadre d'une enquête ouverte en 2024, ils sont placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de diffuser des vidéos, de quitter le territoire ou de contacter les victimes. Selon les enquêteurs, ils auraient exploité plusieurs personnes vulnérables, dont Jean Pormanove et Stéphane Guy, alias Coudoux, afin d'augmenter l'audience et les revenus de leurs lives. Un adolescent de 14 ans aurait également été impliqué lors d'une séquence de catch diffusée en direct.

Avant leur mise en examen, Owen Cenazandotti et Safine Hamadi avaient déjà été entendus une première fois en janvier 2025 après les révélations de Mediapart. 

L'affaire a pris une dimension nationale après la mort de Jean Pormanove, survenue en plein direct dans la nuit du 17 au 18 août 2025, lors d'un marathon de streaming de près de 300 heures. L'autopsie a toutefois conclu que le décès n'était pas d'origine traumatique et qu'aucun tiers n'était intervenu. 

L'affaire met aussi en lumière les importantes sommes générées par “Le Lokal”, avec des revenus issus des plateformes, des dons et de contrats publicitaires, tandis que les enquêteurs s'intéressent aux flux financiers, à de possibles infractions fiscales et aux quelque 450 000 euros qu'aurait perçus Owen Cenazandotti en trois ans, lequel sera également jugé pour outrage envers le maire de Drap.