Deux jeunes membres de l’ultradroite condamnés pour des violences survenues lors d'une manifestation antifasciste après l’élection d’Éric Ciotti

Deux jeunes membres de l’ultradroite condamnés pour des violences survenues lors d'une manifestation antifasciste après l’élection d’Éric Ciotti

Deux hommes de 21 et 23 ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nice pour des violences en réunion et des infractions à la législation sur les armes, après les incidents survenus lors d'une manifestation antifasciste organisée en mars dernier.

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné, vendredi 3 juillet 2026, deux jeunes hommes de 21 et 23 ans poursuivis pour des violences commises en marge de la manifestation antifasciste organisée le 23 mars, au lendemain de l'élection d'Éric Ciotti à la mairie de Nice. Tous deux ont écopé de peines d'emprisonnement partiellement assorties d'un sursis, la partie ferme devant être exécutée sous bracelet électronique à domicile.

Les deux prévenus, interpellés fin avril, étaient poursuivis après les violences survenues lors de la manifestation antifasciste organisée par la CGT-Spectacle le 23 mars. Les affrontements, qui avaient débuté place Saint-François avant de se poursuivre jusqu'à un restaurant Subway du boulevard Jean-Jaurès, avaient conduit deux victimes à déposer plainte contre X.

Les deux prévenus ont reconnu leur présence lors des faits, tout en niant avoir pris part aux violences. Déjà condamné en 2022, le plus âgé a notamment été reconnu coupable de violences en récidive et de détention d'un poing américain. Chez le second, condamné en 2024, les enquêteurs ont saisi des objets et insignes nazis, des munitions ainsi que des autocollants d'Aquila Popularis, qu'il a présentés comme une collection historique.

Il était également poursuivi pour des violences en réunion commises en février 2026, après le passage à tabac d'un jeune homme, vraisemblablement ciblé en raison de son origine. Là encore, il a contesté avoir porté des coups malgré sa présence sur les lieux.

Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal a condamné les deux prévenus à 18 mois de prison, avec une partie assortie d'un sursis. Les peines fermes seront exécutées sous bracelet électronique.