L’enquête judiciaire sur le dispositif de sécurité déployé lors de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice connaît une nouvelle accélération. Selon les informations de nos confrères de Nice-Matin, des magistrats et enquêteurs se sont rendus à la mairie de Nice ce mardi 16 juin dès 8h pour procéder à une perquisition.
Les juges d’instruction, en charge d’un dossier désormais traité à Marseille après son dépaysement, poursuivent leurs investigations à l’approche des commémorations prévues pour les dix ans de l’attaque qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais.
L’opération intervient après une décision rendue en janvier par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Celle-ci avait accepté plusieurs demandes formulées depuis trois ans par des victimes, qui réclament notamment de nouvelles auditions de policiers présents lors de la Prom’Party afin d’éclaircir les circonstances du drame et d’évaluer l’adéquation du dispositif de sécurité mis en place ce soir-là.
Nice-Matin dévoile aussi que les enquêteurs ne ne se limiteraient pas à la collecte de documents administratifs et auraient également souhaité entendre plusieurs agents territoriaux.
L’enquête s’intéresse notamment à de possibles faux en écriture publique concernant des arrêtés municipaux préparés avant le 14 juillet 2016. Les magistrats cherchent à déterminer si ces documents, essentiels à l’organisation du dispositif de sécurité et de circulation, ont été rédigés à la date indiquée et dans quelles conditions ils ont été élaborés.
Des doutes sont apparus après la révélation d’un enregistrement impliquant un ancien colonel de gendarmerie devenu adjoint au maire de Nice, proche d’Éric Ciotti.






