Le mouvement, lancé à l’appel du syndicat FO, pourrait être reconduit. Plusieurs sites sont fermés et les principaux plateaux techniques sont à l’arrêt.
Des salariés « à bout »
Selon Charlène Berger, représentante syndicale FO chez Biogroup, les salariés dénoncent une dégradation continue des conditions de travail depuis plusieurs années. Le syndicat évoque un absentéisme record, des sous-effectifs, des plannings modifiés en permanence et une mobilité imposée de plus en plus fréquente.
FO affirme également que la récente prime de participation versée aux salariés a été vécue comme « la goutte d’eau », son montant étant jugé très insuffisant par les équipes. Le syndicat estime que les salariés ne bénéficient plus d’une reconnaissance salariale à la hauteur des efforts demandés.
Des négociations qui n’ont pas abouti
Des discussions ont eu lieu avec la direction en début de semaine, mais elles se sont soldées par un échec. Le syndicat parle d’un dialogue « stérile » et estime qu’aucune réponse concrète n’a été apportée aux revendications des salariés.
Selon FO, plus de la moitié des laboratoires du secteur seraient touchés par la grève ce jeudi. Les deux principaux plateaux techniques de la région, notamment celui de Mougins-Sartoux, sont fermés, ce qui pourrait provoquer d’importants retards dans les analyses médicales.
Un mouvement potentiellement reconductible
Le mouvement pourrait se poursuivre dans les prochains jours. Un nouveau point doit être fait avec les salariés dès vendredi matin pour décider d’une éventuelle reconduction. FO assure que cette mobilisation reflète « un ras-le-bol général » au sein des équipes.






