Le dossier avance… mais bloque toujours.
A Nice, le projet de pôle glace des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 se heurte à un désaccord majeur entre Eric Ciotti et les autres acteurs du dossier. Malgré plusieurs réunions techniques, aucune solution n’a encore permis de lever les incertitudes.
Sur certains volets, les discussions avancent. Le village olympique ou encore le complexe omnisports de Nikaïa font consensus. Mais le blocage se cristallise autour de l’Allianz Riviera.
Le projet initial, qui prévoyait sa couverture et son adaptation pour les épreuves, a été rejeté. L’alternative proposée, elle, pose problème : trop chère, trop risquée.
Un surcoût de 45 millions d’euros
Selon les estimations de la Région Sud, cette nouvelle option entraînerait un surcoût de 45 millions d’euros, incompatible avec les équilibres financiers du projet.
Autre inquiétude : le calendrier. Les modifications envisagées pourraient entraîner des retards difficilement compatibles avec les délais imposés par l’organisation des Jeux.
Face à cette situation, une nouvelle étape est prévue le 20 avril. Les différents acteurs — État, Région, comité d’organisation — devront trancher. L’enjeu est clair : sortir de l’impasse… ou revoir entièrement la copie.
Ce vendredi 17 avril, le ton est monté d’un cran du côté de Renaud Muselier. "Je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois. Ils pourraient conduire à sa remise en cause. Une décision doit désormais être prise. Je reste mobilisé et j’espère, jusqu’au bout, trouver une solution", a réagi le président de la Région dans un communiqué.
L’élu alerte sur les conséquences d’un blocage prolongé d'Eric Ciotti : le pôle glace niçois pourrait tout simplement être remis en cause.
Derrière ce bras de fer technique, c’est une question stratégique qui se joue : Nice restera-t-elle au cœur des Jeux d’hiver 2030… ou sera-t-elle écartée du dispositif ?






