À travers cet appel, l’Établissement français du sang souhaite augmenter significativement le nombre de dons afin de répondre à une demande en constante hausse et réduire la dépendance aux importations étrangères.
Aujourd’hui, près de 60 % du plasma utilisé en France pour fabriquer des médicaments provient notamment des États-Unis, ce qui pose un enjeu d’autonomie sanitaire.
Un composant essentiel pour des traitements vitaux
Le plasma est la partie liquide du sang, riche en protéines indispensables comme les immunoglobulines. Celles-ci sont utilisées pour traiter de nombreuses pathologies, notamment des déficits immunitaires et certaines maladies chroniques.
Contrairement à d’autres médicaments, ces protéines ne peuvent pas être produites artificiellement : elles dépendent exclusivement des dons humains. D’où l’importance de développer une filière nationale solide.
Nice, un site clé pour la collecte
La Maison du Don de Nice joue un rôle central dans cette stratégie. Dotée de nouvelles machines d’aphérèse, elle peut désormais accueillir davantage de donneurs et augmenter le volume de prélèvements.
L’objectif affiché est d’atteindre environ 100 dons de plasma par semaine dès 2026, avec une montée en puissance progressive dans les prochaines années.
Un don simple, encadré et régulier
Le don de plasma s’effectue à l’aide d’une machine qui prélève uniquement le plasma tout en restituant les autres composants sanguins au donneur. L’opération dure environ 1h30.
Le don est accessible aux personnes âgées de 18 à 65 ans en bonne santé. Il peut être réalisé régulièrement, environ tous les 15 jours ou une fois par mois selon les cas. Une bonne hydratation est recommandée avant et après le don.
Une démarche solidaire et citoyenne
Bénévole, anonyme et gratuit, le don de plasma repose sur un principe de solidarité. Dans un contexte où les besoins médicaux augmentent, chaque don contribue directement à sauver des vies et à soutenir le système de santé.






