Le second tour des municipales confirme une poussée de l’extrême droite et un bouleversement du paysage politique local.
À Nice, la bascule est historique. Éric Ciotti s’impose largement et fait tomber le maire sortant Christian Estrosi. La cinquième ville de France passe ainsi sous la bannière de l’extrême droite, au terme d’une campagne particulièrement tendue. Cette victoire symbolique redessine l’équilibre politique dans tout le département.
Dans son sillage, le Rassemblement national poursuit sa progression. À Menton, la députée Alexandra Masson remporte la mairie, tandis que le parti s’impose aussi à Peymeinade. Une dynamique déjà amorcée avec la victoire à Cagnes-sur-Mer dès le premier tour, confirmant l’ancrage du RN sur le territoire.
Face à cette poussée, certaines communes résistent. À Saint-Laurent-du-Var, le maire sortant conserve son fauteuil de justesse. Mais ailleurs, plusieurs villes changent de main, comme Vence ou Carros. Au final, ces municipales traduisent une recomposition profonde du paysage politique azuréen, avec des équilibres désormais bouleversés.






