À partir du dimanche 8 mars, les vols commerciaux entre Dubaï et l’aéroport Nice Côte d’Azur reprennent progressivement avec une fréquence d’un vol par jour. L’annonce a été faite par le ministre des Transports, Philippe Tabarot, en coordination avec la direction de la plateforme niçoise. L’appareil doit arriver vers 12h30 avant de repartir en début d’après-midi.
L’arrêt des liaisons aériennes dans une partie du Moyen-Orient, lié à l’escalade du conflit régional, a perturbé de nombreux déplacements et laissé plusieurs voyageurs français bloqués dans différents pays du Golfe.
Depuis le début de la crise, l’État organise des opérations de retour vers la France pour les personnes les plus vulnérables. Le premier vol de rapatriement s’est posé à Paris le 4 mars et, au soir du 5 mars, environ 750 ressortissants avaient déjà pu regagner le territoire grâce à des avions civils et militaires affrétés spécialement.
Parallèlement, la reprise progressive des lignes commerciales est à l’étude afin d’accélérer les retours. Quatre Airbus A380 ont déjà relié Dubaï à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle ces derniers jours. La ligne directe vers Nice, opérée par la compagnie Emirates, s’ajoute désormais à ce dispositif.
Les passagers devront toutefois acheter leurs billets directement auprès de la compagnie aérienne, l’État n’intervenant pas dans la gestion commerciale de ces vols. Les voyageurs dont le trajet a été annulé doivent se rapprocher de la compagnie pour obtenir un report ou un remboursement.
À Nice, l’impact économique de l’interruption de cette liaison reste difficile à mesurer. Avant la crise, la route entre la Côte d’Azur et Dubaï transportait entre 1 500 et 1 600 passagers chaque jour. Pour l’heure, la priorité affichée par les responsables de l’aéroport demeure le retour en toute sécurité des voyageurs et la réunification des familles.
La reprise des vols reste conditionnée à la sécurité des couloirs aériens, dans un contexte de conflit évolutif, après qu’un avion d’Air France a récemment dû faire demi-tour à cause de tirs de missiles. Malgré des infrastructures touchées dans la région, les autorités assurent que la protection des vols civils est demandée aux belligérants, tandis que l’État poursuit les opérations de rapatriement de Français jusqu’à la fin du week-end.






