L’enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon accompagnée d’une affiche antisémite devant le domicile de Christian Estrosi a conduit à l’arrestation de deux suspects. Les deux hommes, nés en 1988 et 1990 et de nationalité tunisienne, ont été interpellés à Nice et en Seine-et-Marne. Placés en garde à vue, ils contestent les faits et doivent être présentés à un juge d’instruction en vue d’une possible mise en examen.
Les faits remontent au 28 février, lorsqu’une tête de cochon et une affiche montrant le visage du maire de Nice barré d’une étoile de David et accompagnée d’insultes avaient été déposées devant son domicile. La justice a ouvert une enquête pour menaces contre une personne dépositaire de l’autorité publique et provocation à la haine religieuse.
Au lendemain des interpellations, Christian Estrosi a réagi publiquement dans un message publié sur les réseaux sociaux. Dans ce communiqué, l’élu affirme : “Je suis victime d’une barbouzerie inédite”.
Le maire explique que l’arrestation s’est déroulée en sa présence et estime que la situation aurait pu être plus grave. “Cette interpellation s’est déroulée sous mes yeux. Les faits auraient pu porter atteinte à mon intégrité physique”, écrit-il. Il affirme également que l’un des individus mis en cause aurait tenté de se rapprocher de son entourage politique : “L’un des mis en cause a tenté d’infiltrer mon entourage et de s’immiscer au sein de mon équipe de campagne”.
Dans son message, Christian Estrosi indique que la procédure judiciaire va se poursuivre et annonce qu’il entend agir en justice. “L’enquête se poursuit et je ne lâcherai rien. Mon avocat va se constituer partie civile”, précise-t-il.
Christian Estrosi dénonce une succession d’attaques qu’il qualifie “d’escalade indigne”, tout en affirmant que ces événements ne remettront pas en cause sa détermination à poursuivre son engagement auprès des Niçois.
En conclusion de son message, le maire de Nice s’interroge sur l’origine de l’affaire. “Cette situation m’interpelle et légitimement je me pose des questions. S’agit-il d’une mafia organisée ? D’une ingérence en provenance d’un pays étranger ? D’opposants capables du pire ?”.
Un ultime rebondissement à une semaine des élections municipales à Nice, alors que Éric Ciotti est en tête des sondages devant le maire sortant Christian Estrosi.






