Municipales à Nice : nouvelle bataille juridique entre les camps Ciotti et Estrosi

Municipales à Nice : nouvelle bataille juridique entre les camps Ciotti et Estrosi

À l’approche du scrutin municipal, l’affrontement politique niçois se déplace sur le terrain administratif, avec une série de signalements visant des élus des deux camps.

Après avoir été lui-même ciblé par des alertes sur de possibles incompatibilités de mandat, l’entourage d’Éric Ciotti choisit désormais d’utiliser les mêmes armes contre l’équipe du maire sortant, Christian Estrosi.

Tout a commencé l’hiver dernier. Des proches d’Estrosi ont mis en cause la situation de Jean-Pierre Rivère, alors pressenti pour jouer un rôle clé sur la liste soutenue par Éric Ciotti. Sa position dans le monde sportif avait soulevé des interrogations, l’amenant finalement à renoncer à son engagement électoral.

Dans la foulée, un autre soutien de poids du camp Ciotti, Pierre Ippolito, a également fait l’objet d’un signalement adressé au préfet, laissant planer le doute sur sa capacité à être candidat.

En réaction, Éric Ciotti et ses conseillers ont riposté en saisissant les autorités afin de signaler la situation de deux adjoints de l’équipe municipale en place : Pascal Condomitti, également cadre chez Veolia, et Anne Ramos, qui occupe un poste de direction à Côte d’Azur Habitat. Leurs activités professionnelles parallèles soulèvent des doutes sur une possible incompatibilité avec leurs fonctions d’élus. Même si Anne Ramos ne sera pas candidate en 2026, le camp Ciotti réclame un examen immédiat de leur situation par le préfet dans les plus brefs délais.