La cofondatrice de l’association Nice à Gaza condamnée à 15 mois de prison ferme pour des publications antisémites

La cofondatrice de l’association Nice à Gaza condamnée à 15 mois de prison ferme pour des publications antisémites

Déjà condamnée pour des messages polémiques diffusés en ligne, Amira Zaiter a écopé d’une peine de prison ferme assortie d’un maintien en détention.

Le tribunal correctionnel de Nice a condamné, ce vendredi, Amira Zaiter à 15 mois d’emprisonnement ferme, avec maintien en détention. La militante pro-palestinienne, n’est autre que cofondatrice de l’association Nice à Gaza. Elle a été reconnue coupable de douze infractions liées à des publications jugées antisémites sur les réseaux sociaux.

L’affaire s’inscrit dans une série de procédures judiciaires. À l’automne 2024, la trentenaire avait déjà été condamnée à une peine de prison partiellement assortie de sursis, ensuite allégée en appel. Malgré cette première décision, elle a continué à relayer des contenus jugés problématiques, ce qui a pesé lourdement dans l’appréciation du tribunal.

À l’audience, la prévenue a affirmé ne pas avoir conscience du caractère répréhensible de ses publications et n’a exprimé que des regrets limités. Les parties civiles ont dénoncé une radicalisation assumée, réclamant une sanction ferme pour éviter toute banalisation.

Le parquet a estimé que ses publications dépassaient le cadre du débat d’idées, réclamant des sanctions renforcées. La défense a, au contraire, décrit une mère de famille fragilisée par sa surexposition médiatique, évoquant des maladresses plutôt qu’une intention idéologique.

Après plusieurs heures de débats, les juges ont tranché. Outre la peine de prison ferme, Amira Zaiter devra être inscrite au Fijait et verser plus de 6000 euros aux différentes parties civiles. Son conseil a annoncé réfléchir à un éventuel appel.